" J’habitais dans ce port. On appelait les appartements, « des cages à lapins » et finalement j’adore ma  « cage à lapins »."

" C’est dans la fenêtre de la cuisine, je l’adore. La vue est apaisante, souriante et jolie. C’est une fenêtre que j’ai souvent à portée de vue, une de celle qui m’a fait acheter l’appartement et … j’aime beaucoup ma cuisine. C’est un lieu de vie qui ne sert pas qu’à manger ou cuisiner, on y parle, on y travaille, on y joue, c’est chaleureux. En ce moment, c’est ma fille qui squatte la table en face de la fenêtre pour travailler. Moi aussi, quand j’étais chez mes parents, je travaillais très souvent dans la cuisine. 

 

La fenêtre donne sur le Canal du midi, c’est Port Sud; à droite, il part en direction de la Méditerranée, de l’autre côté il remonte vers Toulouse puis vers l’Atlantique.

 

On a l’impression d’être en vacances tout le temps. J’ai longtemps vécu sur un bateau, j’habitais dans ce port. A ce moment-là, on appelait les appartements, « des cages à lapins », et finalement j’adore ma « cage à lapins ». J’aime voir l’eau, c’est évocateur de bien-être et puis c’est la nature, les platanes, le cyprès.

 

C’est la première fenêtre de la journée. J’ai le lever du soleil. Régulièrement, je prends des photos : le lever de la lune, le lever du soleil...

Ici, c’est le moment du repas, d’autres fenêtres, avec balcon, donnent sur le port, et c’est l’endroit du café. Ici, c’est les repas et de temps en temps, je joue avec mes filles… en ce moment, c’est yam. 

 

Le matin, quand il fait beau, on ferme le volet tellement c’est ensoleillé. On est en plein soleil toute la journée. La fenêtre fait toute la largeur de la cuisine. Le soir, le soleil de l’ouest reflète dans le bâtiment en face et la lumière est orange chez nous. Ça éclaire aussi les platanes et l’eau l’été, de tons orangés.

Quand j’ouvre, le matin, j’entends les oiseaux, récemment un copain nous a fait une conférence sur les oiseaux, alors j’y suis encore plus attentive. Malheureusement un peu plus loin, il y a l’autoroute, quand il y a du vent d’autan, j’ai le bruit. Le long du canal, sur le chemin du halage, il y a toujours des joggeurs, des vélos, des enfants qui jouent, et là, ce sont des bruits plaisants. Quant à l’eau, je ne l’entends pas parce qu’elle ne bouge pas du tout. En ce moment, à 20h, les bateaux usent de leur klaxon. "

 

 

Claire, Ramonville Sainte Agne, rue Fédérico Garcia Lorqua.

le 25 mars