"Le soleil rentre dans l'appartement, on le sent sur la peau, il nous réchauffe. Cette fenêtre et sa vue avaient vraiment un côté apaisant."

"C'est la fenêtre de ma salle à manger. Ça donne sur un parc. Quand on a emménagé, il y a à peu près un an, ça a joué dans notre envie de prendre cet appartement. Tu es dans un appartement et tu as la forêt juste en face, pas de vis à vis, c'est quand même génial. On entend les oiseaux, les enfants parce qu'il y a une école à côté. Le soleil rentre dans l'appartement, on le sent sur la peau, il nous réchauffe. Cette fenêtre et sa vue avaient vraiment un côté apaisant.

Et puis... il y a eu Lubrizol.
Et là, j'ai détesté cette fenêtre et ce parc. Nous nous sommes pris toutes les fumées, les odeurs. Ça a duré plusieurs semaines. Nous étions sur la trajectoire et rien entre nous et le feu pour arrêter ça.
Les enfants, déjà il y a quelques semaines, ont été confinés.
Aujourd'hui, c'est moi.
J'ai installé mon bureau devant cette fenêtre. C'est le meilleur endroit, mais je continue à ressentir un sentiment d'ambivalence devant cette fenêtre."

 

 

Aurélie, Rouen, rue du Renard.

le 22 mars.