"Il y a toujours la même mouette, toujours à la même heure, entre 7 et 8h. Peut-être qu'elle regarde le lever du soleil."

" C'est la fenêtre de la chambre. Elle est orientée plein nord.
Et il y a toujours la même mouette, toujours à la même heure, entre 7 et 8h. Peut-être qu'elle regarde le lever du soleil.
Elle est perchée sur la cheminée d’une maison.

J’ai choisi l’appartement pour cette fenêtre, le plafond est en pente et cette fenêtre placée sur un mur aveugle, c'est intéressant. C’est curieux de l’avoir mise exactement à cet endroit.
C’est une chambre/atelier, alors, j’y vais souvent. J’y fais de la peinture, de la musique. La fenêtre apporte la lumière pour la peinture, et rien pour la musique.
Je regarde tout le temps et il y a ce cadre qui est particulier, la mouette, la costière qu’on voit derrière.
Quand je prends mon café je la vois depuis la cuisine. C’est la même perspective, c’est comme le bout d’un tunnel.

Habituellement, je n’entends rien, si ce n’est la pluie qui tombe sur le toit.
Quand j’ouvre la fenêtre… ça va être une première... on entend les mouettes, juste la nature, et le souffle du vent.

Le confinement ne change pas grand chose. J’ai un rapport particulier au fait de ne pas pouvoir sortir : je ressentais le besoin d’être chez moi; en fait, on m’a imposé quelque chose dont j’avais besoin... La chose qui change, c'est que j'ouvre davantage les fenêtres, je regarde plus souvent dehors..."

David, Le Havre, rue Tristan Bernard.  

le 26 mars