" Je lis au lit et puis je casse les périodes de lecture en me levant pour aller voir ce paysage. "

"C’est la fenêtre de la chambre de Joseph, mon fils.
C’est une petite fenêtre de grenier, en chien-assis, sous les toits.

On ne me voit pas, mais moi, je vois. Je peux tranquillement réfléchir.
En temps normal, je n’y vais pas. J'y suis allé au début de mon emménagement, à une période pas simple.
Et là, j'y reviens.

Habituellement, on entend les enfants en bas, la sonnerie de l'école qui est une cloche à l'ancienne, les voitures. Et là, c'est le voisin qui passe le karcher à tout bout de champ, ça doit être un maniaque du karcher… Il s’est calmé, sa cours est archi propre j'imagine.

Le soleil rentre dans la pièce, c'est très lumineux. Le lit est en face de la fenêtre.
Du lit, je vois la vie, en partie. Et le ciel.
Je lis au lit et puis je casse les périodes de lecture en me levant pour aller voir ce paysage.

Au début, ça m’a manqué de ne pas voir d’humain, maintenant non. Il y a juste mes enfants qui passent me voir.
C’est presque comme une cure."

 

 

 

Laurent, Le Havre, rue Desmallière.

Le 20 mars