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"Mais, en réalité, ce balcon avait déjà une fonction… je suis une vraie concierge"

" C’est la fenêtre de mon salon. Le canapé est face à la fenêtre et je suis beaucoup dans ce canapé quand je suis chez moi, alors je suis beaucoup face à la fenêtre. Je m’y mets le matin pour voir le temps qu’il fait, c’est un peu ma météo et puis, machinalement, je la regarde le soir en rentrant, mais je ne m’y appesantis pas.
Le plus souvent, je m'y mets quand je suis au téléphone. C'est une habitude. En bas de l’immeuble, il y a un parc et après des rues et encore plus loin le tunnel sous Fourvière.

Sur le balcon, j’ai une table et quelques chaises. Le premier jour du confinement, j’ai installé un fauteuil. Maintenant, il a une vraie fonction ce balcon... c’est mon deuxième salon. Avant, j’y mangeais, j’y lisais, mais je n'y restais pas longtemps. Là, j’ai sorti le grand confort!

Mais, en réalité, ce balcon avait déjà une fonction… je suis une vraie concierge : je regarde les gens, leurs habitudes. Je sais que le voisin sort son chien 4 fois, cet autre sort toujours aux mêmes heures avec ses enfants, j’habite au dessus de la porte d’entrée de l’immeuble, alors je salue les gens qui rentrent… Ce n’est pas une super bonne habitude... J’espère que les voisins ne voient pas ça d’un mauvais œil ! Mais, en fait, je ne suis pas sûre que ça se voit : les balcons sont très peu investis, y compris en ce moment.

L’été, il fait très très chaud, je dois fermer mes volets toute la journée, ça, c’est plus compliqué à vivre. Heureusement qu’on n’a pas eu le confinement en plein été !
C’est lumineux. J’ai un arbre devant la fenêtre, ça fait des jeux d’ombres. Ça tamise la lumière quand il y a davantage de soleil.

C’est calme, la rue est peu passante. Il n’y a que les riverains, peu de voitures. J’ai un couple de pies qui habite en face et des tourterelles. Je les entends le matin, juste avant que le soleil ne se lève. D’habitude j’entends les discussions, le bruit de l’ascenseur. Là, tout est au ralenti. Il y a quelques personnes dehors qui font leur courses, sortent leur chien, vont faire un tour, mais les gens sont seuls, alors ça ne discute pas. C’est comme un dimanche."

Nolwenn, Lyon, avenue Joannes Masset.

le 24 mars