"Ce qui est dur avec le confinement, c'est la famille..."

" C’est la fenêtre de la cuisine.

Je ne m’y mets pas souvent, mais de là, je vois le panneau de basket, je vois aussi la piscine du voisin, qui pourrit un peu, la bâche n’a pas bougé depuis 1 an et demi, c’est un peu nul… On est déjà allé dedans une fois, c’était bien, mais là, le voisin n’est plus là. Si j’en avais une, je pense que j’irais plutôt le week end, quand je n’aurais plus de match de basket.

En ce moment, il y a des branches au pied du panneau de basket. C’est Marc, le paysagiste qui les a mises là. A mon avis, elles vont encore rester un moment !

 

Le basket, c’est mon sport, mais là, je ne peux pas et mes parents m’empêchent d’aller jouer au terrain à Delaune, en forêt, je ne ne comprends pas trop… Je me dis qu’il n’y a pas trop de risques, je me sens concerné pour mes proches, mais pas pour moi. Je m’adapte… je fais des tractions. Bon et puis j’ai un peu mal aux genoux, un peu mal partout, je laisse mon corps se reposer. Je ne le sens pas vraiment, mais je le sais.

Ce qui manque le plus à ne pas pratiquer, c’est le sport en tant que tel, les matchs, l’équipe, la musculation, c’est un tout. Mais, je n’y pense pas trop. Ce qui est le plus dur à supporter avec le confinement, c’est la famille... tout le temps. A un moment faut… faut pouvoir avoir de la tranquillité. La famille empêche ça… les devoirs …. que ton père ou ta mère te disent « Alors les devoirs ? T’en es où ? »…. C’est insupportable.

 

Le panneau, je ne l’utilise plus, pas le temps et j’en fais pas mal à côté. Mais il est là. Je crois que je l’ai eu à l’anniversaire de mes 11 ans. Je me souviens surtout des 1 contre 1. J’y allais pas mal au collège

 

Cette fenêtre je n’y suis pas particulièrement, c’est une fenêtre que j’ouvre pour mettre la cocotte minute dehors quand la soupe au cresson est prête, je retire la soupape. C’est un peu « LA » pratique que j’ai de cette fenêtre. Celle par laquelle je regarde le plus, c’est celle de ma chambre, quand je ferme les volets, je jette un œil parce que je suis bien obligé. En période de confinement, je regarde plus, parce que je passe plus de temps dans la chambre. Bon, ben... y a le jardin, pas grand-chose à en dire.

 

Il y a une autre fenêtre dans la cuisine, ça donne sur la forêt, mais je ne peux pas dire que j’apprécie plus, disons que parfois je vois les gens courir, ça peut me faire rigoler !"

Max, Le Havre, avenue Pierre Mendes-France.

le 2 avril